Les tensions restent vives dans l’est de la République démocratique du Congo. Mardi, l’armée congolaise (FARDC) a accusé les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par le Rwanda, d’avoir mené plusieurs attaques contre ses positions, en violation des accords conclus à Washington et à Doha.
Dans un communiqué, le porte-parole des FARDC a dénoncé des « provocations répétées » et affirmé que l’armée « se réserve le droit de répondre par tous les moyens appropriés à toute attaque contre ses troupes et les populations civiles ».
Accusations croisées
Cette déclaration intervient au lendemain des accusations formulées par le M23. Le groupe rebelle affirme que les forces gouvernementales renforcent actuellement leurs positions dans les zones de front, en contradiction avec la déclaration de principes signée le 19 juillet à Doha. Cet accord prévoyait notamment un cessez-le-feu permanent et l’engagement de toutes les parties à cesser les hostilités en vue d’un règlement pacifique du conflit.
Un processus de paix fragilisé
Malgré les efforts diplomatiques engagés ces derniers mois, notamment avec la signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali le 27 juin à Washington et les pourparlers de Doha, les affrontements se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Chaque camp s’accuse mutuellement de violations répétées des engagements pris, compromettant ainsi la crédibilité du processus de paix.
Les organisations humanitaires et la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) appellent les deux parties à la retenue, rappelant que les populations civiles continuent de payer le lourd tribut de ce conflit, avec des déplacements massifs et des pertes humaines importantes.











