À Kinshasa, l’Intersyndicale de l’Administration publique urbaine a annoncé le déclenchement d’une grève illimitée à partir du mardi 14 avril 2026. Cette décision, rendue publique dans un communiqué officiel daté du 13 avril, concerne l’ensemble des agents et cadres des services publics urbains ainsi que les différentes divisions de la ville.
Selon le document signé par le président de l’intersyndicale, David Délord Luyeye Ngongite, ce mouvement fait suite à plusieurs revendications restées sans réponse malgré des tentatives de conciliation avec les autorités politico-administratives. Parmi les principales raisons évoquées figurent le non-paiement de sept mois d’arriérés pour l’année 2025 en faveur des agents et fonctionnaires urbains, ainsi que dix mois d’arriérés pour les membres des cabinets politiques et les régies.
À cela s’ajoute le non-paiement des salaires des mois de février et mars 2026 pour l’ensemble du personnel, le non-respect du cahier des charges du banc syndical, ainsi que des conditions de travail jugées précaires. Les syndicalistes dénoncent également l’absence de rétrocession de 5 % aux services d’assiette, malgré la mobilisation des recettes.
En conséquence, l’intersyndicale informe que toutes les activités seront suspendues à compter du 14 avril jusqu’au paiement intégral des arriérés. Les agents en mission sont appelés à regagner leurs postes, tandis que les bureaux devront rester fermés et cadenassés durant la période de grève.
Le communiqué précise en outre que les services de sécurité, notamment l’ANR et la Police nationale congolaise, sont sollicités pour accompagner le mouvement en cas de besoin.


Cette paralysie annoncée des services publics urbains pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement administratif de la capitale de la République démocratique du Congo, déjà confrontée à de nombreux défis structurels.









