Le Gouvernement de la République démocratique du Congo est monté au créneau après avoir constaté l’exploitation présumée illégale de fréquences nationales par l’opérateur MTN Rwanda. Les autorités dénoncent une situation jugée grave, touchant directement à la souveraineté numérique et à l’intégrité du territoire congolais, notamment dans les zones frontalières.
Réuni en urgence avec le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique ainsi que les responsables de l’ARPTC, l’Exécutif a exigé des clarifications immédiates. Une expertise technique a été lancée afin d’identifier l’étendue de l’utilisation des bandes de fréquences concernées et d’établir les responsabilités.
Pour Kinshasa, le spectre radioélectrique constitue une ressource stratégique qui ne peut être exploitée sans autorisation formelle des autorités compétentes. Le Gouvernement prévient qu’aucune entorse à la réglementation nationale ne sera tolérée et que toutes les mesures nécessaires seront prises pour faire respecter les droits de la RDC.
Cette affaire relance le débat sur la protection des infrastructures et des ressources numériques du pays, dans un contexte régional déjà sensible. Le message des autorités est clair : la souveraineté technologique de la RDC n’est pas négociable.











