Au cœur de sa visite d’État à Belgrade, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a été reçu par son homologue serbe, Aleksandar Vučić, pour un entretien centré sur l’élargissement de la coopération entre la RDC et la Serbie. Les échanges ont mis en lumière une convergence d’intérêts autour de plusieurs secteurs clés, révélant une stratégie commune : diversifier les partenariats et accélérer le développement structurel congolais.
Les deux dirigeants ont d’abord évoqué un axe majeur : l’éducation, avec l’octroi de nouvelles bourses d’études destinées aux étudiants congolais. Cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme visant à renforcer les compétences nationales grâce à des formations spécialisées souvent absentes du paysage académique congolais.
La coopération technologique et agricole a également occupé une place centrale dans les discussions. Belgrade propose un soutien en matière de transfert de technologies, de formation et de modernisation des pratiques agricoles, une démarche qui répond directement aux enjeux de productivité et de sécurité alimentaire de la RDC. Ce volet traduit l’intention de Kinshasa de tirer profit de l’expertise serbe, héritée d’une longue tradition d’ingénierie et de développement rural.
Sur le plan sécuritaire, la Serbie s’est dite prête à appuyer la formation de la Police Nationale Congolaise, un domaine considéré comme essentiel dans le renforcement de l’État et la stabilisation du territoire congolais. Cette offre intervient dans un contexte où la RDC cherche des solutions diversifiées pour professionnaliser ses forces de sécurité.
Enfin, les deux chefs d’État ont discuté de projets liés au développement d’infrastructures sportives, un secteur souvent relégué au second plan mais porteur d’enjeux socio-économiques importants, notamment pour la jeunesse.
À travers cet éventail de partenariats, la démarche apparaît claire : la Serbie souhaite réactiver son influence dans un pays stratégique d’Afrique centrale, tandis que la RDC cherche à capitaliser sur une coopération technique et pragmatique. Ces différents engagements illustrent une relation en pleine redéfinition, orientée vers des résultats concrets et à fort impact sur le développement national.









